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Graff réalisé à l'occasion de l'Antifa Action Day in München en 2009
8 février 2010
Antifa, développe tes talents artistiques!
Artiste, rejoins l'Antifa!
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"Os mutantes" de Teresa Villaverde
2 février 2010
Os mutantes, c'est la révolte continue, c'est la révolution qui cherche sa voie...

Synopsis
Andreia, Pedro, Ricardo refusent les choses telles qu'elles sont, ne se sentent bien nulle part. Ils ne baissent jamais les bras, sont toujours en quête. Ils ont en eux une force visible qui se répand partout, quelque chose qui est sur le point d'exploser.
Ils débordent d'énergie, du désir de changer les choses, de vivre autrement. Ils ne savent pas ce qu'ils veulent mais il y a sans cesse quelque chose qui les dérange. Ils vivent avec la nécessité constante du vertige, de la dislocation, du mouvement. Ils n'acceptent pas la place qu'on leur a imposée avant même qu'ils aient eu la possibilité de choisir quoi que ce soit. Ils n'acceptent pas cette place et c'est pour ça qu'ils ne l'occupent pas. Mais rien n'a été prévu pour eux.
Ce sont des survivants. Ce sont des mutants portugais mais il y a aussi des mutants partout ailleurs. Le monde préférerait sûrement qu'ils n'existent pas mais ils existent.
Tout au long de cette histoire, ils rêvent, pleurent, rient, ont des enfants, meurent et s'enfuient.

ENTRETIEN AVEC TERESA VILLAVERDE
Pourquoi "Os mutantes" ?
Je crois qu'il n'est pas possible de savoir où commence un film en nous, mais il y a très longtemps que je voulais faire un film qui traitait d'une façon ou d'une autre des différences de développement qu'engendre le milieu où les gens naissent et vivent leurs premières années. Les malheurs qu'on traîne derrière soi. Ou les chances. Les différences provoquées par l'endroit où ils sont nés et où ils ont vécu les premières années de leur vie. Les hasards heureux ou malchanceux qui viennent d'avant. Ce dont on hérite et qui nous colle à la peau pour toujours. Les choses que nous voulons fuir, mais qui nous talonnent sans cesse comme dans les cauchemars.
J'ai voulu faire un documentaire avec des enfants et des adolescents de toutes les régions du Portugal. Je peux dire que j'ai circulé un peu partout dans le pays. Pour chercher surtout à voir, pour tenter de mieux comprendre. Une période assez dure, mais assez riche aussi.
Assez dure?
Oui, assez dure. Je veux parler de pauvreté, de gens qui aujourd'hui encore n'ont rien. J'ai vu des individus qui se résignent, qui trouvent tout normal et d'autres non. Pendant que je parcourais le pays pour voir toutes ces choses, je me suis rendue dans les collèges de l'Institut de Réinsertion Sociale qui dépend du Ministère de la Justice. Dans ces collèges il y a des jeunes de 9 à 18 ans, des jeunes qui ont été envoyés là par le tribunal des mineurs, soit parce qu'ils ont commis des crimes et qu'ils n'ont pas encore l'âge d'être mis en prison, soit parce qu'ils ont été victimes de crimes et qu'il n'existe pas d'autres lieux pour les parquer. C'est comme ça.
C'est dans ces collèges que j'ai rencontré mes "mutants". Ce sont ceux qui n'acceptent pas les choses comme elles sont, ils font partie selon moi des gens qui ne se résignent pas, qui ne se sentent bien nulle part et sont toujours à la recherche de quelque chose. Pour moi, ils sont une leçon ambulante sur la vie et sur le monde. Ceux-là sont des mutants portugais, mais il y a des mutants ici en France et partout ailleurs. En eux, il y a une énergie qui déborde de toute part, quelque chose qui est toujours prêt à exploser.

Vous parlez d'un documentaire mais ce film n'en est pas un.
Non, en effet. Je n'ai jamais réussi à réunir les conditions nécessaires pour faire un documentaire tel que je l'envisage. J'ai fait tout ce que je pouvais mais les choses ont beaucoup traîné en longueur et m'ont tellement usée que j'ai fini par baisser les bras et me tourner vers autre chose. J'ai commencé à écrire un film qui n'avait rien à voir avec "Os mutantes". C'était d'autres personnes, d'autres histoires, presque une autre époque, mais les personnages se retrouvaient dans la rue et passaient leur vie à se heurter aux personnages du film que j'avais laissés derrière moi. Jusqu'à ce que je finisse par jeter à la poubelle la trame que je tissais et que je commence à écrire "Os mutantes".
Où avez-vous trouvé les comédiens ?
Bon, comme vous pouvez l'imaginer, le premier endroit où j'ai cherché, c'est dans ces fameux collèges où j'ai connu les jeunes qui ont inspiré les personnages. Après des mois et des mois de correspondances et de réunions, la réponse à ma demande d'autorisation pour tourner avec eux a été négative, le Ministère a refusé. Alors je me suis tournée vers des endroits équivalents, mais soumis à un autre type d'organisation et qui ne dépendent pas du Ministère.
Je suis tombée sur des comédiens extraordinaires, ce sont des gens qui sont déjà passés par bien des épreuves, bien plus que la majorité des gens de leur âge. Je dis de leur âge mais je pourrais dire de n'importe quel âge. Je n'ai jamais traversé d'expériences aussi dures et vous non plus probablement.

Voulez-vous nous parler d'eux en tant que personnes?
Sincèrement, non. Ce sont leur histoire personnelle. Si je ne parle pas de la mienne, je ne pense pas devoir parler de la leur, non plus. Mais, c'est un peu grâce à tout ça que mon travail avec eux a été facilité. Ils ont tout de suite tout compris grâce à l'intelligence et à la connaissance qu'ils ont des choses. Tous sont remarquables. Tous vivent dans des instituts, sauf Ana qui vit chez ses parents.
Comment s'est passé le travail avec eux ?
C'était le paradis. Un plaisir, un vrai plaisir. Ma plus grande peur était qu'ils ne parviennent pas à apprendre les dialogues. On a fait des lectures mécaniques mais pas d'essais. Je ne voulais pas faire de répétitions car je ne voulais pas qu'ils me donnent tout avant les prises. J'avais peur de rompre la magie, j'ai voulu garder toute leur adrénaline. Ils se sont tous comportés, dès le premier jour, comme s'ils avaient fait ça toute leur vie. D'une manière générale, je discutais toujours avec eux avant chaque plan mais pas avant chaque scène. C'était important qu'ils réalisent qu'un plan n'est pas moins important qu'un autre. Souvent, je préfère ne parler que trois secondes avant de tourner. Parfois, il suffit d'une phrase, même moins. L'important c était qu'ils se sentent chez eux. Sincèrement, je crois que c'est comme ça que les choses fonctionnent.

Comment passe-t-on du texte au film?
Un texte écrit pour devenir un film n'est rien. Ce n'est que du papier qui vaut ce qu'il vaut. Je dis ça mais j'aime écrire. Je ne pourrais pas vivre sans écrire, ni d'ailleurs réaliser un film écrit par quelqu'un d'autre. Mais, le jour où j'aurais plaisir à relire un scénario que j'ai écrit, une fois le film tourné, c'est que ce film n'aura pas compté pour moi. C'est parce que quelque chose aura fait défaut.
Le film doit transcender le scénario. Pour moi, c'est le regard des comédiens qui permet cette transcendance. Dans ce film, il y a des choses dont je n'aurais même pas pu rêver avant. Quand on a tourné, par exemple, la scène de l'accouchement, j'étais incapable de décrire ce qui allait se passer. J'ai seulement déclaré que je voulais des toilettes aux parois mobiles, c'est tout. J'avais un peu parlé de la scène avec Ana Moreira. On est arrivés sur le plateau, tout allait bien, Ana était en forme, tout devait bien se passer. Quand tout était vraiment prêt, la caméra à sa place... Ana m'a chuchoté "Je ne suis pas capable de faire ça". Je lui ai simplement répondu "Si, tu l'es, tu vas voir que tu l'es". Je me suis éloignée d'elle. Elle est restée seule face à la caméra et on a commencé à tourner. Ce qu'elle a fait, je n'aurais jamais pu le lui demander. Quand je parle de transcendance. c'est de ça que je veux parler. Si tu lis la scène dans le scénario, même en admettant qu'elle soit bien écrite, ce n'est que du papier. La comédienne a transcendé le papier. On peut jeter ce papier à la poubelle. Il n'a plus aucun intérêt. Quand on a la chance de travailler avec les bons comédiens, la matière du film émerge et les choses commencent à se dessiner, les rythmes, les émotions. Dans ce film, j'ai plus inventé pendant le tournage que dans tous les films que j'ai fait avant. C'est, peut-être, parce que maintenant je maîtrise mieux les choses que je veux faire. Je veux faire un cinéma toujours plus libre. J'espère qu'on me laissera faire (rires).
On voit à plusieurs reprises des personnages avec la tête à l'envers et parfois même les jambes en l'air. Voulez-vous en parler?
Oui. Je crois que ça a un rapport avec tout ce que je viens de dire. Ça concerne l'énergie, la volonté de changer les choses. De voir les choses différemment. De vivre d'une autre manière. Je crois que les personnages de ce film ne savent pas vraiment comment ils veulent vivre, mais il y a toujours quelque chose qui ne va pas, qui les dérange. Ils vivent avec un besoin constant de vertige, de voir les choses bouger. Un besoin constant d'arrachement, c'est-à-dire de mouvement. Ce sont des gens qui ne supportent pas de rester en place longtemps. Les choses doivent bouger de gré ou de force.
Mais pourquoi "Os mutantes" ?
Parce qu'ils n'acceptent pas la place qui leur a été destinée avant d'avoir pu choisir quoi que ce soit. Ils ne l'acceptent pas et pour cette raison ils ne l'occupent pas. Mais il n'y a pas de nouvelle place pour eux. Le problème est là.
Dans un certain sens, ce sont des survivants. Le monde préférerait peut-être qu'ils n'existent pas.
Mais ils existent et font partie de l'avenir. Et le monde est foutu si on ne comprend pas ça.

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Manifestation de Roms et de Bulgares demain à Bordeaux
27 janvier 2010
Vivent les squatts!
voici le communiqué et un lien pour plus d'infos....

Communiqué de Romaquitaine avec info sur le blog http://www.mouette-rieuse.info/
MANIFESTATION JEUDI 28/01 A BORDEAUX A 08 H
Les rroms bulgares et roumains et les bulgares non-rroms habitant dans les squats de l'agglomération bordelaise manifesteront pour la première fois parce que TROP C'EST TROP !
Ils demandent que cesse la pression policière sur les squats, que soient abandonnées les poursuites contre les 5 bulgares placés en garde à vue pendant 23 heures parce qu'ils tentaient de se brancher sur le réseau électrique public d'autant plus que les pouvoirs publics avait donné le feu vert officieusement.
Ils demandent aussi l'accès à l'eau et à l'électricité pour tous les squats.
Si vous êtes disponibles, rejoignez-nous au squat face à la station de tram Thiers Benauge (ligne A), avenue Thiers à Bordeaux..
Par avance désolés des dérangements que cette manifestation peut vous occasionner.
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(1936-1939) : 500 Algériens ont combattu au sein des Brigades internationales (source futur rouge)
19 janvier 2010

Dans son livre « Islam y guerra civil española » , paru en 2004 à Madrid, l’historien espagnol Francisco Sánchez Ruano nous apprend, à travers une recherche minutieuse et un luxe de détails, que le mythe qui place les « moros » du côté de Franco seulement, doit être nuancé, car plus de 1000 volontaires des Brigades internationales du camp républicain provenaient de pays Nord Africains. Le plus fort contingent de ces combattants venus défendre la République espagnole était constitué de 500 Algériens.
Avant de traiter plus précisément l’apport de ces derniers, il convient de reprendre brièvement le contexte de l’époque. Le mois d’avril 1931 voit l’avènement de la 2e République espagnole (la 1re République eut une existence éphémère, à la fin du 19e siècle), laquelle connaît une période marquée par un gouvernement de droite, à partir de 1933. Cependant, les élections de 1936 donnent la victoire à la gauche, unie dans le Front populaire (Frente Popular). Au niveau international, Hitler et Mussolini sont au pouvoir, et Staline est à la tête de l’Union soviétique de l’époque. L’armée espagnole est formée de troupes stationnées en Espagne même, mais aussi au nord du Maroc, placé sous protectorat espagnol. A l’annonce de la victoire des forces de gauche, la Phalange espagnole (organisation de type fasciste, calquée sur les Chemises noires de Mussolini) regroupe les opposants au nouveau gouvernement républicain et déclenche le soulèvement des troupes espagnoles du Maroc, sous le commandement de Franco.
La guerre civile en Espagne (1936-1939) et les Brigades internationales
Le débarquement des troupes rebelles sur le sol ibérique signifie le début de la guerre civile espagnole qui durera jusqu’en 1939, se terminera par la victoire militaire de Franco, mais fera des dizaines de milliers de victimes. Les deux forces en présence, le camp républicain et le camp franquiste reflètent deux conceptions du monde irréconciliables. Le premier représente les aspirations portées par les organisations syndicales et ouvrières, les socialistes, les communistes, les anarchistes… Le deuxième défend les intérêts des grosses puissances et les valeurs fascistes… De fait, l’Allemagne nazie appuiera les troupes de Franco, tandis que les républicains seront soutenus par l’Union soviétique. Pour leur part, Londres et Paris suivront une politique de non-intervention dans le conflit espagnol. Le mouvement de sympathie qu’avait engendré le régime républicain espagnol dans le monde se concrétisera par la constitution des Brigades internationales qui, comme leur nom l’indique, regroupe des volontaires venus de plusieurs parties du monde soutenir les troupes régulières, fidèles à la 2e République. Selon Francisco Sánchez Ruano, on dénombrait jusqu’à 53 pays d’origine des miliciens qui combattaient au sein des Brigades internationales. Cités par ordre d’importance numérique, pour les chiffres inférieurs à 1000 volontaires l’Algérie se situe à la 13e place sur 41 pays.
Les Algériens dans le camp républicain
Les 500 volontaires algériens provenaient d’Algérie, encore sous colonisation française, mais aussi de la communauté algérienne émigrée en France, notamment à partir de Paris, Lyon, Toulouse, Marseille, Bordeaux… La grande majorité des Algériens enrôlés dans les Brigades internationales étaient des militants syndicaux, des socialistes, des communistes, des anarchistes, qui se sont retrouvés aux côtés des Anglais, des Espagnols, des Yougoslaves, des Marocains, des Français, des Russes, des Polonais, etc. de mêmes tendances idéologiques. En face, Franco disposait des troupes constituées de soldats espagnols et de soldats de carrière marocains engagés, les « moros », dont le nombre augmentera au fur et à mesure du déroulement de la guerre, suite à leur enrôlement, parfois de force, entrepris par le bord franquiste au Maroc. Le terme de « moro » restera ainsi lié jusqu’à l’heure actuelle, dans l’inconscient collectif espagnol, à ces soldats marocains de l’armée franquiste, tout en désignant l’Arabe en général et notamment le Maghrébin, pour l’Espagnol moyen. D’autre part, le terme prend ses racines plus loin dans l’Histoire puisqu’il désigne à l’origine les musulmans (Maures) chassés par la reconquête espagnole au 15e siècle… Dans le cas concret de la guerre civile de 1936-1939, ceci a abouti à une vision réductrice de l’Histoire, construite sur le mythe du « moro » aux côtés de Franco, un « moro » coupable de tous types d’atrocités : pillage, viols, assassinats… Sànchez Ruano tente donc, à bon escient, de démanteler ce mythe et détruire les stéréotypes montés autour, en dévoilant « l’autre face » du « moro » dans la guerre civile espagnole, avec les preuves qu’il apporte sur la participation des Nord Africains à la défense de la 2e République espagnole, à travers leur engagement dans les Brigades internationales.

Oussidhoum, Belaïdi, Balek, figures algériennes des Brigades internationales
Pour illustrer son propos, le premier exemple qu’il donne est celui de Mohamed Belaïdi, un mécanicien algérien qui tenait le poste de mitrailleur dans les bombardiers de l’escadrille d’avions que dirigeait André Malraux, l’écrivain et homme politique français, au sein des forces républicaines. M. Belaïdi perdit la vie l’hiver 1937, dans le ciel de Teruel (nord de l’Espagne), quand son avion fut abattu par 7 avions de chasse allemands. Dans le film réalisé par A. Malraux sur la guerre d’Espagne, projeté à Paris pour la première fois en 1937, on peut voir le cercueil du milicien algérien recouvert d’un drapeau frappé du croissant musulman. Une mitrailleuse apparaît aussi posée sur le cercueil. Selon Sánchez Ruano, ce fut là l’unique film produit par le camp républicain où apparaît un volontaire arabe ou berbère musulman, membre des Brigades internationales. S’il y a peu d’Espagnols et d’Algériens qui savent que 500 Algériens ont servi dans ces brigades, beaucoup s’interrogeront sur leur présence dans la guerre civile espagnole. Quand on le lui a demandé, Belaïdi répondit : « Quand j’ai su que des Arabes combattaient pour Franco, j’ai dit à ma section socialiste qu’on devait faire quelque chose, sinon que diraient les camarades ouvriers… ? » D’autres cas peuvent être rapportés, comme celui de Rabah Oussidhoum, lequel s’est distingué par sa bravoure dans de nombreuses batailles, notamment la bataille de Lopera (région de Cordoue), et surtout celle de Segovia (région de Madrid) où il commandait le 12e bataillon, nommé « Ralph Fox » en l’honneur de l’écrivain anglais mort à Lopera. Comme Belaïdi, on interrogeait aussi Oussidhoum sur sa présence dans les Brigades internationales et il répondait : « Parce que tous les journaux parlent des « moros » qui luttent aux côtés Franco, je suis venu démontrer que tous les Nord Afriains ne sont pas fascistes. » Oussidhoum tomba au champ d’honneur en mars 1938 dans son ultime bataille, à Miraflores (région de Saragosse). Pour ses chefs et ses compagnons, il laissera l’image d’un véritable héro dans les batailles où il s’est engagé, en Andalousie, dans la région d’Aragon et dans la région de Madrid. Citons encore le cas d’autres Algériens comme Mechenet Essaïd Ben Amar ou Améziane Ben Améziane, deux militants anarchistes dont le deuxième, mécanicien de profession, combattait sous les ordres de Durruti (leader anarchiste espagnol de l’époque). Dans un « Appel aux travailleurs algériens », Améziane écrit : « Nous sommes 12 de la CGT dans le groupe international… face à la canaille fasciste. Miliciens si, soldats jamais ! Durruti n’est ni général ni caïd mais un milicien digne de notre amitié. » Ces quelques exemples montrent que la majorité des volontaires algériens provenaient des organisations syndicales, des partis socialistes ou communistes ou du mouvement anarchiste, mais on connaît d’autres cas de militants du Parti du Peuple Algérien (PPA) engagés aux côtés des républicains, comme ceux de Aïci Mohand ou S. Zenad, que cite Sánchez Ruano, en précisant que leur décision fut individuelle. En effet, les dirigeants nationalistes algériens montraient leur appui au Front populaire espagnol surtout en matière de propagande antifranquiste. Mais le président de la République espagnole, Manuel Azaña, enverra une lettre de remerciements à Messali Hadj pour une contribution matérielle reçue du PPA. Les Algériens enrôlés dans les rangs des Brigades internationales montraient, à travers leur position internationaliste, une détermination aiguisée par la conviction politique que la victoire du camp républicain impulserait l’émancipation des peuples maghrébins et du peuple algérien en particulier, comme l’exprimait clairement un autre Algérien, L. Balek, commandant d’une compagnie républicaine, qui disait dans un meeting : « Le peuple de mon pays est aussi opprimé que l’est aujourd’hui le peuple espagnol par le Grand Colon qui le ruine. Je donnerai jusqu’à l’ultime goutte de mon sang pour que les Algériens, les Tunisiens et les Marocains puissent arriver un jour à secouer leur joug et recouvrer la liberté. » L’erreur de la majorité des dirigeants républicains fut de sous-estimer cette soif d’émancipation des volontaires venus combattre à leurs côtés. Sánchez Ruano revient sur cette idée en avançant que les volontaires musulmans des Brigades internationales furent des « soldats de l’ombre » occultés par le nombre de « moros » de Franco, accusés (dans beaucoup de cas à tort) d’exactions de toute sorte. Selon lui, beaucoup d’hommes politiques républicains, de partis et d’organisations républicaines sont tombés dans l’erreur de mettre sur le même plan les arabes combattant dans les files franquistes et ceux des Brigades internationales, sans penser que ces derniers étaient là pour des libertés qu’on leur refusait dans leur pays : Maroc, Algérie Tunisie, Syrie… Quoi qu’il en fût, comme tous les volontaires des Brigades internationales, ces musulmans, parmi eux les 500 Algériens, signèrent une déclaration avant de monter au front, qui se terminait ainsi : « Je suis ici parce que je suis volontaire et je donnerai, s’il le faut, jusqu’à la dernière goutte de mon sang pour sauver la liberté de l’Espagne et la liberté du monde entier. » Des hommes comme Rabah Oussidhoum et Mohamed Belaïdi n’ont pas failli à cet engagement, au prix de leur vie.
Etranges étrangers, invité à mourir pour la République Espagnole, oubliés par l’Espagne et le Monde ; Ils s’appelaient Saïd, Safi et Mohamed… ils ne monnayaient pas leur courage. Nous leur devions l’honneur, ils ont été simplement oubliés.
LA MEMOIRE COURTE
Comme après la Grande Guerre, les guerres coloniales succèdent à la dernière guerre mondiale avec les mêmes usages d’ignominies, comme si faire la guerre aux autres pouvait conjurer les souffrances passées. La Nation souveraine, à peine sa dignité restaurée, bafoue le droit des autres peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce fut ce que vécurent les peuples d’Indochine, de Madagascar, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, de l’Afrique… Peuples congénères qui, dans les moments difficiles et tragiques de notre histoire, ont pris les armes dans les maquis de la résistance présents dans 38 départements.
Au delà des anonymes, il y eut, au hasard, 52 tirailleurs sénégalais dans les maquis du Vercors ; 14 africains parmi les 1030 compagnons de l’Ordre de la Libération (la plus prestigieuse des distinctions de la France). Ils furent distingués pour leur participation à la libération de Roman-sur–Isère, le 22 Aout 44, du quartier de la Part-Dieu à Lyon, le 3 septembre 44.
Les troupes Nord Africaines sont de tous les combats pour la Libération : à Monté Cassino où elles s’illustrent par leur courage ; dans la plaine des Flandres ou à Marseille, libérée par les Tabors Marocains ;178.000 africains et malgaches et 320.000 maghrébins appelés en 39/40. Et il y eut aussi, la FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans Main-d’œuvre immigrée).
Quant à l’Affiche rouge, elle reste le témoin visible de ces minorités, de ces étrangers aux noms parfois imprononçables et qui pourtant, souhaitons-le, ne seront jamais oubliés. Ils étaient 23 étrangers et une étrangère aussi. On les appelait aussi les Terroristes. Ils venaient d’Arménie, de Roumanie, de la Pologne, de la Hongrie, d’Italie, d’Espagne, de France… et criaient Vive la France en s’abattant. Vingt furent fusillés. Cet « honneur » était réservé aux hommes : Olga Bancic (Roumaine) fut décapitée. C’est en effet ce que les nazis réservaient aux femmes. Pour cela, elle fut emmenée en Allemagne pour subir cette décapitation à la hache.
Je pense que les conflits comme la Bosnie le Rwanda, la Tchétchénie, la Palestine, l’Irak, l’Afghanistan sont la répétition de notre avenir. Puissions nous tous en prendre conscience.
Luis LERA

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"La jeune garde" de Fadéev
15 janvier 2010

Lilia parlait d'une voix douce et égale, fixant son regard on ne sait où par-dessus ses amies qui, silencieuses, se penchaient vers elle, écoutant attentivement ses paroles, sans la quitter des yeux, ses yeux devenus soudainement profonds et sereins.
— Au camp, nous vivions en plein air, nous n'avions aucun abri. Quand il pleuvait, nous restions sous la pluie; on nous donnait pour toute nourriture de la lavasse de son ou de la soupe d'épluchures de pommes de terre, et cependant le travail était dur, une route à construire; nos hommes fondaient comme des chandelles, jour après jour, jour après jour. Nous, les femmes, (Lilia dit bien « les femmes » et non pas les « jeunes filles »), nous résistions plus longtemps que les hommes. Il y avait au camp, un sergent de mon bataillon, Fédia, un ami à moi, un grand ami, fit Lilia sourdement. Il n'arrêtait pas de nous plaisanter, nous les femmes : « Vous avez des réserves internes », nous disait-il. Quant à lui, il n'a pas résisté et, lors de notre transfert dans un autre camp, un soldat de l'escorte l'a abattu. Mais il ne mourut pas sur le coup, il me regardait m'éloigner et, moi, je n'ai même pas pu l'embrasser, sinon on m'aurait tuée, moi aussi...
Lilia raconta comment on les transféra dans un autre camp, comment une surveillante allemande de la section des femmes,- Gertrude Gœbbech, une louve, torturait les jeunes filles et les battait à mort. Elle raconta comment les prisonnières décidèrent de tuer Gertrude Gœbbech ou de périr et comment elles réussirent, en revenant un soir du travail, à tromper la surveillance de l'escorte, à se poster sur le chemin de Gertrude Gœbbech, à l'envelopper dans une capote et à l'étrangler. Après quoi, elles s'étaient enfuies; mais il était trop dangereux de marcher toutes ensemble à travers la Pologne et l'Ukraine. Alors elles s'étaient dispersées; et Lilia fit des centaines et des centaines de kilomètres toute seule, trouvant abri et nourriture d'abord chez des Polonais, ensuite chez des Ukrainiens.
C'est Lilia qui racontait tout cela, Lilia qui fut autrefois une simple jeune fille de Krasnodon, une fille blonde, grassouillette et bonne; elle était comme toutes ses amies. Et on avait de la peine à s'imaginer que c'était elle qui avait étranglé Gertrude Gœbbech, qu'elle avait traversé à pied toute la Pologne et toute l'Ukraine, occupées par les Allemands. Et chacune de ses amies pensait : « Si tout cela m'était arrivé à moi, aurais-je su résister à l'épreuve? Et comment me serais-je comportée? »
C'était bien l'ancienne Lilia, et pourtant elle était toute autre. On ne pouvait pas dire que son cœur s'était endurci après tout ce qu'elle avait supporté; elle ne cherchait pas à se donner de l'importance, il n'y avait rien de prétentieux dans son attitude. Elle avait appris à comprendre la vie. Elle était devenue plus calme de caractère, plus douce et en un certain sens plus indulgente envers les hommes, comme si elle avait appris à connaître leur véritable valeur. Elle était, pour ainsi dire plus sèche physiquement et moralement mais une immense bonté illuminait son visage émacié.
Toutes les jeunes filles se mirent de nouveau à embrasser Lilia, chacune voulait la caresser ou simplement la toucher. Et seule Choura Doubrovina, la plus âgée de toutes, manifestait plus de retenue, jalouse déjà de Maïa Péglivanova.
— Voyons, comme on est devenu pleurnicheuses, toutes! s'écria Sacha Bondaréva. Chantons quelque chose!
Elle entonna Quand les Kourganes sombres dorment, mais ses amies la firent taire : toutes sortes de gens vivaient à Pervomaïka; on ne pouvait jamais être sûr de ne pas tomber sur un « polizei ».
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Action Antifasciste Salamanque
10 janvier 2009
voici un texte de l'AA Salamanque. C'est intéressant de voir ce qu'il se fait de l'autre côté des Pyrénées.
Action Antifasciste de Salamanque

Face à la crise capitaliste, leur arme : la répression et le
fascisme. La nôtre : l'unité et l'organisation. (21 novembre 2009)
Aujourd'hui comme tous les ans, nous fêtons l'anniversaire de la
mort de l'assassin Francisco Franco qui a maintenu sa dictature
répressive et sanguinaire pendant 40 ans. Nous fêtons la "fin" de
la dictature, mais nous considérons que la "démocratie" actuelle
est un fidèle prolongement de l'ancien régime, pour cette raison
nous considérons que nous vivons dans un Etat continuiste par
rapport au régime franquiste. Avec le processus mal-nommé "transition", on a tenté de nous convaincre d'une supposée rupture
avec le passé franquiste, mais en réalité cet Etat n'en est qu'une
continuation, puisqu'aujourd'hui persiste la politique d'écrasement
des droits en faveur de l'expansion du capital, et toujours en
défaveur de la classe ouvrière.
Cette situation, c'est celle que visait le caudillo quand il disait
avant sa mort que "tout est ficelé et bien ficelé". Le chef de
l'Etat actuel, Juan Carlos Premier, est l'héritier de cet ancien
régime : il fut nommé par Franco. En juillet 1969, devant la
Chambre des représentants franquistes, Juan Carlos fit trois
serments : loyauté envers Franco, fidélité aux principes du
Mouvement National et fidélité aux "autres lois fondamentales du
Royaume". Il assuma ainsi les prémisses principales et les
postulats nationaux du franquisme, en laissant intacts les
fondements du régime. Ceci nous démontre qu'aujourd'hui le lien
avec la dictature n'a pas été rompu.
Il n'a pas été rompu d'autre part parce qu'il y a aujourd'hui tout
un tas de politiciens, de juges, de militaires, de policiers et de
gardes civils qui ont été les responsables et les exécutants
d'atrocités commises pendant le franquisme, c'est-à-dire que ces
pouvoirs sont eux aussi les héritiers directs du fascisme criminel.
Le lien avec le franquisme n'a pas été rompu, parce que la Loi sur
la Mémoire Historique est une loi hypocrite et insuffisante, qui ne
répare ni n'indemnise les victimes de la répression franquiste, pas
plus qu'elle n'annule les verdicts illégaux prononcés sous le
franquisme ni ne réhabilite dans leur dignité les militaires qui
ont lutté pour le gouvernement légitime de la Seconde République.
En outre, le gouvernement PSOE n'a absolument pas l'air de vouloir
que les dispositions de la loi s'appliquent réellement : il suffit
de voir le nombre de monuments en hommage à Franco encore érigés.
Sans aller bien loin, nous avons ici-même à Salamanque un exemple :
le médaillon à l'effigie de Franco en bas-relief sur la Plaza
Mayor. Nous exigeons qu'il soit retiré, par souci de dignité et par
respect envers les victimes, et pour faire en sorte qu'une fois
pour toutes la mairie condamne clairement le fascisme.
Nous ne sommes pas sûrs qu'elle le souhaite. Elle se mure dans le
silence, tout en maintenant une ligne anti-sociale dure : savez-vous que la mairie nous a interdit de coller des affiches et de
distribuer des tracts? savez-vous qu'elle nous a collé des amendes
de 40 à 350 euros pour l'avoir fait quand même? Telle est
l'attitude de la mairie en direction des mouvements sociaux, une
attitude réactionnaire qui a pour but de nous réduire au silence.
Nous dénonçons cette censure et cette répression municipale contre
tout ce qui cherche à changer le système.
Mais nous n'oublions pas qu'il reste une quantité de choses à
changer pour pouvoir atteindre une socéité qui jouisse de la pleine
liberté et égalité. Une société dans laquelle n'existent pas de
militaires nazis qui assassinent des garçons de 16 ans dans le
métro. Pour atteindre ce but, nous devons d'abord lutter contre le
capitalisme, un système qui nous réprime et nous contraint à
survivre précairement dans le seul but que nous consommions sans
penser. Son seul but est de nous exploiter, nous la classe
ouvrière, pour enrichir les autres, les riches et les puissants qui
lui tiennent les rênes. Il y a deux exemples très clairs qui
montrent comment fonctionne le système de domination capitaliste :
alors que le chômage augmente, la bourse ne cesse d'augmenter. A
qui tout cela sert? il paraît que les subventions de monsieur
Zapatero ont porté leurs fruits.
Nous prenons donc parti dans cette lutte, la lutte des classes, qui
est la lutte pour la libération et la fin de l'oppression, la lutte
pour un monde meilleur. Nous n'avons rien à perdre que nos chaînes,
nous avons un monde à gagner.
Pour toutes ces raisons et pour bien d'autres, nous luttons et
continuerons à lutter, parce que la lutte antifasciste ne
s'arrêtera que lorsque nous en aurons fini avec toutes les
inégalités existantes.
¡NO PASARÁN!

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O ano em que meus pais sairam de feria - L'année où mes parents sont partis en vacances
6 janvier 2010
les images et le son sont si parlants qu'on n'a pas besoin de sous-titres!
Mauro, un jeune garçon, vit avec ses parents au Brésil. Nous sommes en 1970 et c'est l'année de la coupe du monde qui, telle une religion, mobilise les masses dans cette dictature militaire fasciste.
C'est ce gouvernement qui pratique la torture systématique contre les prisonniers politiques et qui a abattu Carlos Marighella.
Les parents de Mauro sont des opposants au régime et ils se savent repérés. Ils vont donc partir en "vacances" et laisser Mauro à la garde de son grand-père paternel, le barbier Stein.
Seulement tout ne se passe pas comme prévu. Monsieur Stein meurt entre temps. La communauté juive et plus particulièrement Schlomo le voisin, un juif originaire de Pologne, vont prendre en charge Mauro, rebaptisé Moishale par la communauté.
Schlomo, qui vivait jusqu'alors un peu en marge de la société brésilienne cherche à savoir ce que sont devenus les parents de Mauro et nous fait découvrir la prison qu'est le Brésil. A travers ce que vivent les Stein, Schlomo, qui connait le fascisme mais aussi les conséquences de son engagement suite à son vécu de juif polonais, se rend utile comme le peuple sait le faire pour combattre le fascisme.
Pendant ce temps, la coupe du monde se déroule et voit la victoire du Brésil. Cependant, pour ceux qui ont compris la nature du système et luttent, c'est fou ce que le football peut paraître insispide...
Groupe Antifa internationalists
5 janvier 2010
Antifa Internationalistes : Ce que nous sommes, ce que nous voulons
(20 août 2009)

Les valeurs et les principes que nous défendons sont expliqués en
plusieurs langues ici.
Cette présentation vise à expliquer pourquoi notre groupe existe.
Nombre d'anti-fascistes sont isolés et se sentent isolés, qu'ils
soient seuls ou même à l'intérieur de petits groupes. La situation
est catastrophique. Les Nazis ont défilé à Berlin il y a quelques
semaines presque sans rencontrer de résistance, ils assassinent nos
camarades en Russie, ils organisent des concerts et des marches
dans le coeur de Paris chaque année, l'antisémitisme progresse
rapidement dans toute l'Europe, les adorateurs des Oustachis se
montrent ouvertement; en Suisse, le racisme se manifeste au grand
jour, etc...
Nous autres antifascistes sommes en passe d'être écrasés sous la
pression de la vague fasciste, sans compter la répression rampante
contre nous, en particulier dans l'Etat espagnol. De nombreuses
personnes sont isolées, notre groupe tente d'unir ces personnes au-delà de leur nationalité.
Le fait que ce projet existe reflète également le manque
d'organisation de l'action antifasciste à ce niveau. Ceci est dû au
manque de structure, mais aussi parfois à une sorte de nombrilisme.
Lorsqu'un groupe antifasciste local existe, il tend à ne pas
partager son expérience avec d'autres groupes. Ceci doit changer.
Nous inventons modestement une nouvelle manière de concevoir
l'antifascisme, orientée internationalement et profondément ouverte
culturellement.
Premièrement, nous utilisons les instruments offerts par les
nouvelles technologies. Surtout Facebook. Nous sommes conscients des
risques encourus. Chaque prise de risque doit être correctement évaluée. Il est évident que dans des conditions locales difficiles,
il n'est pas conseillé de joindre notre groupe avec sa vraie
identité. C'est une chose dangereuse et nous devons penser en
premier lieu à notre sécurité.
Cependant, nous pensons que le véritable bouclier contre la
répression et contre les agressions venant des groupes fascistes,
c'est la "forteresse du peuple". C'est pourquoi nous devons
travailler à la construction d'un front de masses. L'usage des
nouvelles technologies peut arriver à ce but parfois plus vite que
les moyens existant dans la vie réelle.
Aujourd'hui se mène une bataille culturelle pour porter le front de
l'antifascisme. Cette bataille ne sera pas menée sans les
instruments adéquats, et nous avons besoin d'inventer des méthodes
pour que la ligne de masses puisse s'épanouir.
Notre expérience n'est pas unique. Nous ne pensons pas être LE seul
groupe au-dessus des groupes existants. Il s'agit plutôt d'un groupe
trans-national antifasciste, dans l'esprit de brigades
internationales en préparation dans la perspective du raz-de-marée
fasciste. Nous sommes une colonne, nous espérons que bien d'autres
colonnes naîtront bientôt.
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contact: action-antifa-bdx(at)hushmail.com en remplaçant (at) par @ |

























































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